Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 16:53

1 – Se centrer sur soi, respirer

garder une respiration abdominale si besoin est : le toucher, mettre une main dessus.

Faire l’état des lieux.

 

2 – A voir les genoux déverrouillés, travail avec les orteils

(Voir schéma) ; secouer les pieds pour décontracter,

Instruction : faire l’exercice 3 fois, observez votre respiration, après avoir travailler avec vos orteils droits, poser vos deux pieds au sol, observez la différence du contact entre vos pieds.

 

3 – Se mettre en appui sur la jambe droite, plier la jambe gauche de façon à ce que votre talon touche votre fesse gauche, trouver votre équilibre,

Instruction : En fléchissant vous inspirez et à l’expire vous poussez. Emmètre un son pour la douleur, Qu’est ce que vous exprime votre corps ? faîtes l’exercice une fois sur chaque jambe.

 

4 – L’arc inversé p21-22 «  pratique de la bioénergie »

 

5 – Donner des coups de poings ou bien bouger les épaules ( l’une après l’autre ou les 2 en même temps, d’avant en arrière et inversement).

 

6- L’arc d écrit p32 «  pratique de la bioénergie » : être debout, pieds écartés d’environ 45cm, poids du corps en avant, sans décoller ses talons du sol, mettre ses mains en haut des fesses, les pouces tournés vers l’extérieur. Observez votre respiration, votre position des fesses (avant ou arrière), y a t-il eu des vibrations ?

 

7 – Reprendre l’exercice de l’arc inversé.

Comment vous vous sentez ?

 

8 – Faîtes un mouvement circulaire avec votre tête de la gauche, en avant, à droite et légèrement en arrière, gardez une amplitude faible. Au fur et à mesure, vous pouvez expérimenter si vous le souhaiter une amplitude plus large.

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 17:53
Dimensions :

Hauteur : 75cm. Pour les gens petits, il est un peu inconfortable. J’ai souvent pensé lui enlever 2cm.

Base : largeur (partie frontale) : 54cm et profondeur 56cm.

Le rayon de l’arc supérieur est de 16cm.

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 20:13
Exercices d’enracinement
Se centrer et apprendre à plier les genoux 
Prendre conscience de ses jambes et de ses pieds
p.60 dans « la dépression nerveuse et le corps » 

« Arc inversé » . p.62 dans « la dépression nerveuse et le corps »

Sentir notre cavité pelvienne devenir vivante
p. 69 dans « la dépression nerveuse et le corps »

« L’arc ».

p. 60 dans « la bioénergie »
p. 32 dans « pratique de la bioénergie »
 
Travail des hanches et du bassin

Bascule du bassin sur le côté - Exercice 34 , p 98 dans « pratique de la bioénergie »

Mouvement circulaire du bassin - Exercice 35, p.99 idem

Mouvement d’avant en arrière du bassin Exercice 36 , p.100 idem

Relever le pelvis - Exercice 37, idem


Travail des bras et des épaules

Balancer un bras - Exercice 39 p.104 dans « pratique de la bioénergie »

« Sors de la là ! » - Exercice 43,p. 106 dans « pratique de la bioénergie »

« va-t-en ! » - Exercice 44, p.107 dans « pratique de la bioénergie »

Pousser les poings vers le bas – Exercice 45, p.107 dans « pratique de la bioénergie »

 
Travail de la tête et du cou

Étirement du cou – Exercice 47 p. 108 dans « pratique de la bioénergie »

Massage du cou – Exercice 48 p.109 dans « pratique de la bioénergie »

Roulement de la tête – Exercice 50, p. 110 dans « pratique de la bioénergie »

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 20:07

1- Position debout, genoux déverrouillés → Basculer dur ses pieds vers l'avant puis vers l'arrière (Plante des pieds puis talons), lentement. Instruction : « être dans ses pieds » c'est à dire ne pas le faire mécaniquement.

 

2- Accentuer progressivement la poussée vers l'avant en montant sur la plante des pieds et en expirant bien.

On continue le mouvement de bascule

 

 

3- On arrête le mouvement de bascule. Maintient la position sur l'avant du pied avec les talons très légèrement décollé du sol. Laisser monter la vibration. Puis se mettre au point d'équilibre où on a l'impression que l'on va tomber vers l'avant. Observer ce qui se passe en vous.

 

4- Tout en maintenant cette position des pieds, mettre les bras en l'air, mains vers le ciel. Ne pas verrouiller genoux ni coudes. On pousse les mains vers le haut, mais sans verrouiller les coudes. Sentir la charge dans les mains et dans les pieds.

Instruction : On prend son espace à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur de soi en expirant bien.

 

5- Mettre les mains devant soi pousser vers l'extérieur.

Instruction : Observer ce qui se passe. Bien porter le regard devant soi.

Cet exercice travaille l'agressivité et comment chacun réagit à cela.

 

6- Se mettre en binôme face à face dans la position 5) et observer ce qui se passe.

 

 

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 09:35

Instructions générales : Rester en permanence en contact avec les sensations corporelles (contact
des pieds avec le sol, sensations dans les genoux, sensations dans les bras...)
Forcer un peu sans se faire mal (sans complaisance et sans masochisme !)

1- Exercice d'ancrage des pieds :
Balancement d'avant en arrière, puis sur le côté de la plante des pieds. [n°18-P.79 de « la Pratique
de la Bioénergie]

2- Ancrage sur les Jambes :
Descendre doucement sur les jambes en pliant les genoux lentement puis remonter lentement. [n°2-
P.26 de « la Pratique de la Bioénergie]

3- Mouvement du bassin : « la danse des canards » [Je n'ai pas la référence, mais c'est dans « La
pratique.. »]

4- Avec le bâton. Travail sur les omoplates et le haut du dos. Renforcement de cette partie qui
permet de se redresser : exercices « anti-dépresseurs »
Voir schéma. Les coudes guident le mouvement. Garder les coudes le plus serré possible en arrière
et vers le haut (eh oui, ça tire...)

5- Avec le bâton, épaules : Trois séries d'exercices de tirage sur trois angles différents. 5 à 10
tractions lentes de chaque angles. Les coudes guident le mouvement. Garder les bras bien dans le
plan de l'angle travaillé. Amener le bâton aussi près que possible du corps. Aux clavicules dans la
phase 1. En haut de la poitrine dans la phase 2. Au milieu de la poitrine dans la phase 3.
Relâchement des épaules


6- Tourner la tête lentement pour détendre et décharger à la fin de la classe.
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 12:45

Le Dr Alexander LOWEN, fondateur de la BioEnergie s'est éteint paisiblement le 28 octobre 2008. Pour plus d'informations, visitez le site de l'IIBA.

PB

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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 15:01

L’ERREUR DE DESCARTES

La raison des émotions

Antonio R. DAMASIO

ODILE JACOB 1994

(traduction française 1995)

 

Antonio Damasio est Professeur de Neurologie. Il dirige le département de neurologie de l’université de l’Iowa. Il s’est intéressé au processus neurologique qui implique les émotions dans la prise de décision. Il est courant d’estimer que la prise de décision efficace nécessite calme et détachement, laissant penser qu’émotions  et décision efficace ne font pas bon ménage. Damasio a été amené à réviser ce jugement et à étudier la question en étant confronté à un patient qui à la suite d’une maladie avait perdu l’usage d’une partie de son cerveau. Ce patient présentait un comportement froid et détaché et était pourtant incapable de prendre une décision rationnelle et efficace que l’on aurait considérée comme socialement appropriée ou avantageuse pour lui. Pourtant ses capacités de raisonnement, de compréhension et d’attention n’étaient pas affectées.

En premier lieu dans cet ouvrage, Damasio décrit en détail des cas cliniques présentant cette incapacité de prendre des décisions adaptées en lien avec un détachement émotionnel. Le premier cas présenté est celui du célèbre Phineas Cage qui, en 1848, a subi un accident détruisant une partie de son lobe préfrontal. Le cas a été étudié par le docteur Harlow. Hélas, les éléments collectés ne permettent pas de répondre à certaines questions. Damasio compare alors ce cas à celui de l’un de ses patients qu’il surnomme Elliot. À la suite d’une tumeur cérébrale, celui-ci a subi l’ablation d’une partie du lobe frontal. Tous les tests d’intelligence montre qu’Elliot n’a pas perdu sa capacité de réflexion. Pourtant Elliot est incapable de reprendre son ancien emploi. Son attitude générale a changé. Il est froid et détaché, ne semble pas touché par ce qui l’entoure. Elliot a une sensibilité émotionnelle quasi nulle et se rend compte de cet état. Comme pour Gage, on constate l’incapacité d’Elliot à prendre des décisions concernant les domaines personnel et sociaux.

À partir de ces deux cas et de quelques autres moins détaillés, Damasio fait le constat que ces patients ayant subit une lésion du lobe frontal présentent les mêmes caractéristiques :

·        L’incapacité de prendre des décisions dans le domaine personnel ou social

·        Le déficit de ressenti émotionnel

Il fait l’hypothèse que le ressenti des émotions participe à la prise de décision. À la suite de ces études, Damasio tire les conclusions suivantes :

·        Si la région ventro-médiane du cortex préfrontal est lésée, il y a perturbation du ressenti des émotions et de la capacité à prendre des décisions (en particulier dans le domaine personnel et social)

·        Lorsqu’on constate une incapacité à sentir les émotions et à la prise de décision décisions (en particulier dans le domaine personnel et social), il y a lésion ventro-médiane du cortex préfrontal.

·        Si les lésions sont localisées dans la zone ventro-médianes, mais aussi dorsale et latérale du cortex préfrontal, alors les perturbations concernent un domaine plus large que le personnel et le social.

Donc déficit de capacité de décision et de ressentir les émotions sont intimement liées.

L’auteur propose les éléments d’explication suivants :

·        L’environnement social est complexe et incertain. Pour prendre une décision dans cet environnement, il faut pouvoir traiter toutes sortes d’informations et être en mesure de leur appliquer certaines stratégies de raisonnement. De plus, cette capacité de traitement étant liée à la survie, ces informations doivent comprendre des données concernant le corps et sa régulation. Ces informations ont donc des origines à la fois externes et internes.

·        Les processus de perception et d’expression des émotions font partie de ces données de régulation corporelle.

·        Les informations en question sont situées dans de nombreuses régions du cerveau relativement distantes les unes des autres. C’est la relative simultanéité des processus qui donnent l’illusion d’une unité.

·        De ce fait, les stratégies de raisonnement ne peuvent leur être appliquées que si leurs représentations sont maintenues un temps assez long (au minimum plusieurs secondes).

Le fonctionnement mental se réalise par la création d’ « images mentale ». Par ce terme, on n’entend pas seulement des images visuelles, mais aussi des représentations qui peuvent être olfactive, auditives, etc. D’autre part, contrairement à l’illusion de notre perception, il n’existe pas un centre unique qui rassemble toutes les perceptions sensorielles simultanées qui nous arrivent. Il n’y a pas de « Théâtre Cartésien ». Le Moi est un état neurologique perpétuellement recréé. Le traitement des informations sensorielles est dispersé, c’est la synchronisation temporelle de ces perceptions qui en donne l’impression d’unité. Il est possible que ce fait explique en partie les états confusionnels liés à certains accidents (coups sur la tête…) ou à certaines maladies mentales (schizophrénie…)

Damasio décrit ensuite le processus neurologique qui permet la prise de décision dans cet environnement complexe. Si pour Descartes, les penchants animaux de l’homme sont « maîtrisés » grâce à un agent immatériel par la pensée et la raison, pour Damasio, cet agent n’est pas immatériel mais biologique. Freud quant à lui propose le concept de surmoi qui permet d’adapter les instincts aux nécessités sociales. Damasio remarque que ce concept ne permet pas d’élucider la question en termes neuraux et pose la question :

Quelles sont les structures cérébrales qui permettent de rendre compte de ces régulations ?

Son intuition est que les représentations neurales des règles sociales sont inextricablement liées à celles, innées, de la régulation biologique car elles sont liées à la survie de l’espèce et de l’individu.

L’intention de Damasio n’est cependant pas de dévaluer les émotions et les sentiments. Les facultés de raisonnement que l’on pensait exclusivement dévolues au néocortex ne peuvent en fait fonctionner sans l’aide des fonctions régulant les fonctions biologiques situées au niveau sub-cortical. Le cerveau ne se construirait pas au dessus des mécanismes de régulation biologique, mais à partir de ces mécanismes.

Damasio propose le principe suivant : Il y aurait deux niveaux d’émotions. L’un préprogrammé et simple (James) et l’autre plus complexe. Il définit ainsi :

·        Émotions primaires (automatiques de l’enfant)

·        Émotions secondaires (âge adulte, élaborées à partir des émotions primaires)

En ce qui concerne les patients atteints de lésion du système préfrontal, on constate que les émotions primaires sont intactes mais que la perception et l’expression des émotions secondaires sont affectées.

En conclusion, Damasio propose le concept de « marqueur somatique ». La prise de décision étant influencée par le vécu du sujet et les mécanismes de cette décision étant le résultat d’un choix parmi une énorme quantité de possibilités, ce choix ne peut se faire efficacement qu’en faisant un tri préalable permettant de réduire le choix. C’est là qu’interviennent les émotions en permettant de marquer les situations déjà rencontrées en « bonnes » ou « mauvaises » (pour simplifier) suivant les perceptions ressenties dans ces situations. Ce marquage permettant d’éliminer des possibilités et d’effectuer ainsi des choix pertinent et efficace par la suite.

L’erreur de Descartes que Damasio entend démontrer ici est le fait de croire à une séparation du corps et de l’esprit avec une supériorité donnée à l’esprit.

Ce que j’en pense

La lecture de cet ouvrage scientifique est facilitée par la proposition de l’auteur de le présenter comme un « échange » avec le lecteur.

L’intérêt de cet ouvrage est d’apporter la caution scientifique de la neurologie à certains concepts mis en évidence par la psychologie et la psychanalyse de manière expérimentale. En particulier évidemment, l’importance des émotions dans les processus de décision et donc dans la vie quotidienne. Or, c’est bien sur le « matériau » des émotions que travaille la psychothérapie psychanalytique. L’autre intérêt est de réintroduire, par l’intermédiaire du mécanisme de prise de décision, la dimension corporelle dans la dimension de l’intelligence humaine.

 

Pascal Bourdon

 

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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 10:07

"Afin d'avoir un premier article ur le blog, je vous propose un résumé de "Gagner à en Mourir" que Valérie a fait pour sa formation et qu'elle m'a autorisé à publier ici."

Pascal

Introduction

Le Dr. Alexander Lowen est un psychiatre et psychothérapeute américain. Disciple de Wilhelm Reich, il développa la théorie bioénergétique, et fonda l'Institut pour l'analyse bioénergétique.

Il s'écarte alors des théories de Reich (en particulier sur l’orgone) pour développer sa propre conception bioénergétique où "le processus énergétique du corps détermine ce qui se passe dans l'esprit tout comme il détermine ce qui se passe dans le corps". Sa thérapie consiste à faire circuler les “énergies” bloquées dans le corps à travers des exercices physiques ou de respiration, ce qui permet aux patients de renouer avec leur personnalité et la vie de leur corps, ainsi que de résoudre d'éventuelles névroses psychologiques. C'est à travers la compréhension du fonctionnement énergétique du corps que Lowen propose une meilleure vie en harmonie avec soi-même.

Alexander Lowen a écrit une quinzaine d’ouvrages : certains généraux sur la bioénergie, d’autres sur des thèmes plus spécifiques tels que la dépression nerveuse ou le narcissisme qui est le thème de « gagner à en mourir ».

En occident, deux attitudes symétriques caractérisent, pour Alexander Lowen, l’échec devant la vie : la dépression nerveuse – « je n’y arriverai jamais – ou la suradaptation du gagneur, du fonceur, du battant – « je suis le meilleur –.

 

Le narcissisme

Le narcissisme dénote un trouble de la personnalité caractérisé par un investissement exagéré de l’image du Moi qui s’exerce aux dépens du Soi. Les personnalités narcissiques refusent les sentiments qui sont en contradiction avec l’apparence qu’ils cherchent à donner. Comme ils agissent au mépris de leurs sentiments, ils s’appuient sur la séduction et la manipulation pour acquérir le pouvoir et maîtriser les autres.

 

Le Soi selon Lowen

Les personnalités narcissiques s’identifient  à l’image idéalisée. La véritable image de Soi est perdue. Lowen met sur le même plan le Soi et le corps vivant, ce qui comprend aussi l’esprit. Le sentiment du Soi dépend de la perception de ce qui se passe dans le corps vivant. Les narcissiques ne nient pas qu’ils possèdent un corps. Mais ils considèrent que le corps est l’instrument de l’esprit et qu’il est soumis à leur volonté. Dénuées de tout sentiment, les actions de leurs corps sont commandées par leur image. Mais si le corps peut fonctionner efficacement en tant qu’instrument, travailler comme une machine ou encore donner l’impression de n’être qu’une statue, il manquera de « vie » dans ces circonstances. Et c’est précisément cette sensation de vie qui engendre l’expérience du Soi. Le problème fondamental dans le narcissisme, c’est la négation des sentiments et l’absence de limites.

 

Deux questions

La question n’en demeure pas moins : pourquoi une personne décide-t-elle de nier ses sentiments ? Il en découle nécessairement une autre question : pourquoi les troubles narcissiques sont-ils si fréquent dans la culture occidentale aujourd’hui ?

 

Les différentes sortes de narcissime

Lowen classe les types de narcissismes par ordre de gravité

1 – caractère narcissique-phallique

2 – caractère narcissique

3 – personnalité limite

4 – personnalité psychopathe

5 – personnalité paranoïde

Le degré de narcissisme dépend des paramètres suivants

Grandiosité, absence de sentiment, absence de perception du Soi, absence de contact avec la réalité.

La grandiosité, et donc le narcissisme, résulte de la contradiction  qui règne  entre l’image et le Soi.

 

Le rôle de l’image

Les narcissiques aiment leur propre image, mais pas leur Soi réel. Lowen fait une distinction entre le juste souci de son apparence, fondé sur le sens du Soi et le déplacement de l’identité du Soi vers l’image, qui caractérise l’état narcissique.

Si l’image a été établie comme la force dominante de la personnalité, la personne étouffera tous les sentiments qui contrarient cette image.  La perte de sentiment est due à un mécanisme spécial que Lowen appelle le déni de sentiment.

 

Le déni de sentiment

Tous les névrosés, y compris les narcissiques, recourent au mécanisme qui consiste à inactiver certaines parties de leur corps pour éluder toute sensation. Mais il existe une autre façon d’empêcher les impulsions et les actions de franchir le mécanisme de la conscience : il suffit de bloquer le mécanisme de perception. C’est de cette façon que la personne dénie ses sensations. Le besoin de projeter et de maintenir une image oblige le sujet à empêcher tout sentiment d’accéder à la conscience, créant ainsi un conflit avec son image. Chez un être normal, les actions sont associées aux sentiments qui les ont motivées. Chez les personnes narcissiques au contraire, l’action est dissociée des sentiments et des sensations et est justifiée par l’image.

Le déni des sensations se remarque beaucoup plus encore dans leur comportement vis-à-vis d’autrui. Ils peuvent être manipulateurs, sans pitié, exploiteurs, sadiques, ou destructeurs envers quelqu’un, parce qu’ils sont insensibles à la souffrance et aux sentiments des autres. Cette insensibilité découle d’une insensibilité à leurs propres sentiments.

Chez les individus narcissiques, les sentiments peuvent se manifester à l’occasion mais de façon déformée. L’expression des sentiments revêt souvent 2 formes : la rage irrationnelle et une sentimentalité bêlante.

L’image est en elle-même un déni des sentiments. En s’identifiant à une image grandiose, on risque d’ignorer l’aspect douloureux de sa réalité intérieure. Mais l’image remplit aussi une fonction externe en relation avec le monde. C’est un moyen d’obtenir d’être accepté par les autres, une façon de les séduire et d’établir sur eux un certain pouvoir.

 

Pouvoir et contrôle

Tous les individus narcissiques se caractérisent par une soif de pouvoir et d’autorité sur autrui. Bien que le déni affecte tous les sentiments, il en existe deux qui sont particulièrement sujet à déni, ce sont la tristesse et la peur. Quand on n’a pas peur, on n’est pas vulnérable et l’on suppose qu’on ne peut pas être blessé. Quand on nie sa tristesse, on peut alors projeter une image d’indépendance, de courage  et de force. Cette image dissimule la vulnérabilité  de la personne aux autres, et à soi-même.

Les humiliations de l’enfance et les luttes de pouvoir au sein de la famille

En tant qu’enfants, les narcissiques souffrent d’une blessure narcissique profonde, une blessure de leur estime de Soi qui laisse des cicatrices et influence leur personnalité. Ces blessures engendrent une humiliation, et tout particulièrement l’impression d’être impuissant devant ceux qui possèdent le pouvoir et l’autorité. Lorsqu’un enfant est constamment exposé aux humiliations sous une forme ou un autre, la peur de l’humiliation s’incruste dans le corps et l’âme de l’enfant.

Le pouvoir et le contrôle agissent tout deux pour empêcher l’individu de se sentir vulnérable, de se sentir impuissant et prévenir une quelconque humiliation.

L’enfant qui se soumet apprend que les relations humaines sont gouvernées par le pouvoir et il n’a plus qu’un but, acquérir ce pouvoir quand il sera adulte.

La relation d’envie et de rage

Comment se fait-il que ceux qui jouent au jeu du pouvoir semblent ne jamais en posséder suffisamment ? La réponse réside dans la reconnaissance du fait que, tandis que l’identification est valable au niveau du Moi, elle reste purement illusoire au niveau physique.

Les narcissiques sont incapables d’exprimer ou de ressentir de la colère, cependant ils peuvent entrer dans des rages folles.  Une crise de rage narcissique est étroitement liée à l’expérience de la frustration, à l’impression de se sentir impuissant

Toute remise en question du pouvoir ou de l’image des narcissiques risque de les faire se sentir impuissants et fait surgir la crainte d’être humiliés.

La peur de l’impuissance

Le narcissique pense que le pouvoir permet d’obtenir des contacts humains sans risquer d’être utilisé. Pour les personnalités narcissiques les moins graves, le pouvoir réside dans l’emploi de son charme, de son esprit, de sa beauté pour leurrer ses admirateurs. D’un autre côté, les personnalités psychopathes ont tendance à utiliser le pouvoir de leur richesse ou de leur position pour s’entourer de nombreux suiveurs. Ils sont incapables de rester seuls. Et la relation doit être d’une telle sorte qu’ils puissent maîtriser l’autre.

La majorité des patients narcissiques ont très peur d’abandonner leur pouvoir de contrôle. Ils ne font pas entièrement confiance au thérapeute et si l’on considère leurs expériences passées d’enfant. Ils ont peur d’être utilisés comme ils l’ont été dans leur famille. Ils s’aperçoivent que le thérapeute a du pouvoir et ils lui en veulent et lui résistent (transfert).

Ils doivent apprendre à se laisser atteindre et émouvoir et même à se laisser emporter par leurs réactions émotionnelles ; dans le cas contraire, ils ne connaîtront jamais les joies de l’amour et l’exubérance de la pure gaieté.  Mais c’est précisément la perspective d’être submergés par leurs émotions qui terrifie les narcissiques. Ils craignent la folie et mobilisent toutes leurs défenses contre elle.

Etre rejeté ou ouvertement blessé fait naître un sentiment de colère, mais être trahi par une personne de confiance les plonges dans une rage meurtrière.  C’est le processus de séduction qui entraîne chez les narcissiques un sentiment de trahison.

 

Séduction et manipulation

D’abord se produit l’expérience de l’impuissance, puis vient le processus de séduction grâce auquel l’enfant est amené à se considérer comme un être particulier. Vient s’ajouter un autre élément, accompagnant généralement une humiliation, c’est le rejet. Une fois qu’un enfant a été rejeté et humilié, il devient très facile de le séduire pour qu’il serve les desseins de ses parents.

La séduction est l’emploi de fausses déclarations ou promesses pour obtenir d’une personne qu’elle fasse ce qu’elle ne ferait pas normalement.

Pour « mener quelqu’un en bateau », il faut d’abord lui donner un peu confiance. La séduction est donc invariablement une trahison. Et cette trahison est d’autant plus pernicieuse dans la relation parent-enfant que celle-ci repose sur la confiance.

Les parents ont tendance à s’identifier à leurs enfants et à projeter sur eux leurs envies et leurs désirs non réalisés. De leur côté les enfants ont envie d’être libres, libres de grandir à leur guise. Ils demandent aux parents d ‘être là pour eux et non le contraire. Comme les parents attendent quelque chose des enfants et ceux-ci en font autant à l’endroit des parents, il est parfaitement normal qu’une situation conflictuelle se développe rapidement. Mais les parents possèdent une force physique suffisante pour briser l’enfant et ils abusent de ce « pouvoir ».

Que veut dire « être spécial » ?

La promesse d’importance individuelle est l’appât que le parent qui cherche à séduire l’enfant lui tend, afin de le voir se couler dans le moule qu’il (ou elle) a prévue pour lui.

Tous les individus narcissiques que j’ai rencontrés se sentent « spéciaux ». Je mets le mot « spécial » entre guillemets parce que le mot se réfère à une construction mentale et non à une sensation corporelle. C’est donc une question de croyance plutôt que de sensation.

A un niveau très profond les narcissiques se voient comme des petits dieux. Et trop souvent, malheureusement, leurs satellites les voient aussi sous ce jour.

1. Je peux faire tout ce que je veux (omnipotence)

2. On me voit partout (omniprésence)

3. Je sais tout (omniscience)

4. On doit m’adorer

Se sentir supérieur ou spécial, penser qu’on est au-delà de son corps, et nier ses sentiments/sensations composent le tableau caractérologique du narcissique.

Etre commun

Chacun de nous est unique. Nous possédons des capacités et des talents qui sont différents de ceux des autres personnes qui, elles aussi, ont des qualités que nous n’avons pas. Mais cela ne nous rend pas « spéciaux » pour autant.

Ce qui est commun à tout le monde, c’est le corps et ses fonctions. Fondamentalement parlant, tous les corps fonctionnent de façon identique. Pour être spécial on doit nier son corps, puisqu’une telle identification signifierait qu’on est comme tout le monde. Pour être spécial, il faut encore nier ses propres sentiments car ils sont eux aussi commun à tout le monde.

Les personnes communes sont bien enracinées dans les réalités de la vie. Elles rient et pleurent, éprouvent du plaisir et de la peine, elles connaissent la tristesse et la joie ; Elles vivent leur vie et ainsi, se réalisent. L’individu spécial imagine la vie.

 

L’horreur : ce visage de l’irréalité

Pour comprendre les troubles narcissiques, il faut savoir que les individus réagissent à l’horreur vécue en niant ce vécu.

On est horrifié lorsqu’on est témoin d’une agression contre quelqu’un, mais on est terrifié si l’agression est dirigée contre soi.

Dans l’horreur, par opposition à la terreur, le corps reste relativement épargné parce qu’il n’existe pas de menace de danger physique. L’effet de l’horreur s’exerce surtout sur l’esprit. L’horreur stupéfie l’esprit. Elle paralyse l’appareil mental comme la terreur paralyse l’appareil physique.  Il arrive qu’on s’éloigne d’une scène d’horreur, apparemment physiquement indemne, mais on sera incapable de penser à autre chose qu’à l’horreur dont on vient d’être témoin. En esprit, on se passe et repasse la scène en essayant de trouver une explication. On ne peut pas intégrer l’expérience parce que l’horreur est, de par sa nature même, incompréhensible.

Dans une situation d’horreur, nous avons tous tendance à ne pas croire nos sens parce qu’ils contredisent notre image de la réalité. Remettre en question notre sens des réalités nous donnerait l’impression d’être désorientés et fous. Au lieu de cela, nous protégeons notre santé mentale, nous dissocions l’expérience pour qu’elle devienne un mauvais rêve, une chose irréelle. Si l’expérience de l’horreur s’est déroulée dans la solitude, la dissociation se limite à cette situation. Mais si l’horreur est continue, si l’on vit dans cette situation, la dissociation se structure dans notre corps sous forme de scissions entre les fonctions de perceptions de l’esprit et les fonctions de sensations du corps. Nier ses émotions devient une habitude, profondément ancrée dans la personnalité. L’action ne sera motivée que par la raison et la logique. L’individu vit dans un monde séparé des sentiments/sensations. En fait, le monde des sensations apparaît très irréel et, par conséquent, il est proche de la folie. Bien que le sujet sache que les sentiments/sensations existent, il ne peut les manifester et les laisser lui « dicter » son comportement.

Est-ce que l’expérience de l’horreur pendant l’enfance est répandue ? Pour ce qui est des parents qui hurlent et si dispute, elle est assez courante. Les disputes violentes ne sont pas les seules formes d’horreur, il y a aussi la dureté, l’insensibilité et le manque de sentiments humains.

Quand les choses qui sont censées être compréhensibles ne le sont pas, on patauge dans la folie. Si les parents ne se manifestent ni amour ni affection, l’enfant perçoit la situation comme anormale et folle. Il ne comprend plus rien. Les parents sont les derniers arbitres en matière de réalité, l’enfant est obligé d’accepter leur position comme étant logique et raisonnable. Et les besoins d’amour très naturels de l’enfant sont dès lors considérés comme fous.

Pour que la personne prenne contact avec son Soi véritable, elle doit arriver à exprimer ses sentiments. C’est un long travail car il faut ressouder les défenses physiques, c’est-à-dire les tensions musculaires, et les défenses psychologiques, en l’occurrence, le déni de sentiments.

Selon Lowen, la folie sous-jacente d’un parent narcissique est plus difficile à appréhender pour un enfant que la dépression nerveuse. Bien entendu faire face à une dépression nerveuse n’est pas facile mais, dans une telle situation, l’enfant sait qui est fou. Dans le cas d’un parent narcissique, la façade de bonne santé mentale plonge l’enfant dans une extrême confusion.

la privation semble affecter le développement émotionnel d’un enfant de la même manière que l’horreur. Ces deux situations sont toutes deux en conflit avec le sens inné de l’ordre des choses qu’ont tous les individus. Elles contiennent un élément d’irréalité qui les rend incompréhensibles à l’individu.

Il y a donc un certain degré d’irréalité chez les personnalités narcissiques, qui peut parfois faire douter de leur santé mentale. Le déni narcissique de sentiments/sensations repose non seulement sur la conviction que ces sentiments sont inacceptables en ce qu’ils contredisent l’image projetée mais aussi sur la peur de la folie qui pourrait submerger le Moi.

 

La peur de la folie

L’expérience de l’horreur fait douter un individu de sa santé mentale. L’expérience subie n’a pas de sens, elle ne cadre pas avec l’image de la réalité que possède même un bébé au niveau biologique. Pour éviter que ne se produise la confusion mentale qui en résulte, le sujet doit dissocier et dénier tous les sentiments liés à cette expérience.

le narcissique risque d’être submergé par ses sentiments/sensations et de devenir fou si jamais son système de déni s’écroule. C’est précisément le cas avec la colère. Tous les narcissiques ont peur de devenir fous parce que la folie existe en puissance dans leur personnalité. Cette peur renforce le déni de sentiments de crée un cercle vicieux

Le torrent des émotions

Une vague émotionnelle monte dans l’inconscient, se fraye un passage à travers le point faible et inonde notre esprit conscient. Le sentiment est si fort que le Moi est incapable de le contrôler ou d’enrayer les suites. De telles explosions se produisent chez beaucoup de gens normaux et bien qu’elles soient relativement violentes, elles ne sont pas destructrices. La personne a suffisamment de conscience de Soi ou de maîtrise du Moi  pour stopper l’action avant que ne se produisent de graves dégâts. Mais elle qu’elle a quelque peu perdu le contrôle d’elle-même. Chez les gens dérangés, l’éruption peut se produire avec tant de force que le sujet va perdre contact avec la réalité et qu’il ne se rendre pas compte qu’il ne se maîtrise plus. Dans les deux cas, le Moi est submergé, mais le premier l’est momentanément, tandis que le second l’est pour beaucoup plus longtemps.  « Être submergé » s’applique à la condition d’une personne dépassée par ses sentiments ou son excitation.

On récupère généralement plus rapidement d’une crise psychotique s’il se produit une libération des affects. Quand la vapeur s’échappe, la pression diminue. Avec l’aide d’un thérapeute expérimenté qui connaît l’enjeu dynamique, l’explosion apparemment irrationnelle et violente des sentiments peut exercer un effet très positif sur le patient.

Le droit à la colère

Pour que le narcissique arrive à se connaître, il faut qu’il comprenne sa hantise de devenir fou et il lui faut identifier sa rage intérieure pour ce qu’elle est, et non croire que c’est de la « folie ». Lowen s’est aperçu qu’il était utile d’expliquer aux patients que ce qu’ils croient être de la folie – c’est-à-dire leur colère – est en fait une réaction parfaitement saine pour autant qu’ils l’acceptent. Et si quelque chose est fou – alors qu’ils pensent le contraire – c’est le déni de sentiments et le comportement qu’il détermine.

 

Trop et trop tôt

La folie se développe lorsque le Moi ou l’esprit conscient est submergé par des sentiments qu’il est incapable d’intégrer.

 

L’approche thérapeutique de Lowen

Dans l’approche thérapeutique de Lowen appelée analyse bio-énergétique, la connexion de la personne avec son Soi corporel s’effectue directement par un travail avec le corps.

Son approche initiale quand il a affaire à des patients narcissiques consiste invariablement à les aider à prendre conscience de leur tristesse, ce qui n’est pas toujours facile.

Refaire connaissance avec le Soi implique plus qu’une analyse. Le Soi n’est pas une construction mentale, mais un phénomène corporel. Être en prise avec Soi signifie qu’on saisit intuitivement et que l’on prend contact avec ses propres sentiments. Pour connaître ses sentiments, on a besoin d’en faire l’expérience dans toute leur intensité, ce qui ne peut se faire qu’en les exprimant.

 

La surestimation du pouvoir dans notre société

Pour Lowen, le terme de narcissisme s’applique autant à un état psychologique que culturel.

Si notre culture favorise l’éclosion du narcissisme, c’est bien par l’importance démesurée qu’elle accorde au fait de gagner, d’être le meilleur, le grand chef

Tout comme notre culture occidentale favorise l’éclosion du narcissisme, cette culture est totalement orientée et même obsédée par le pouvoir. La technologie a donné à l’homme moderne un sentiment de puissance qu’il n’a jamais connue. Le pouvoir possède une séduction incontestable. Presque tout le monde a envie de pouvoir. Biologiquement, le statut d’un individu est affirmé par sa puissance sexuelle, qui est l’expression de sa vitalité et de son énergie. Dans la nature, par opposition avec la culture, personne ne possède le pouvoir. A l’origine donc, le statut menait au pouvoir. Mais quand le pouvoir fit son apparition dans le monde, la situation fut renversée. le pouvoir a créé le statut.

Lowen propose l’hypothèse selon laquelle, dans le cas des hommes, pouvoir égale puissance sexuelle, alors que dans le cas des femmes, séduction physique égale pouvoir. En règle générale, le degré de narcissisme est inversement proportionnel à la puissance sexuelle. Pour le comprendre, il faut admettre l’importance du lien existant entre puissance sexuelle et sentiments/sensations.

La véritable puissance sexuelle se mesure à la profondeur des sentiments éprouvés pour l’autre. Ces sentiments sont extrêmement réduits chez les narcissiques.

Valérie Monteil

Par SFABE9SOBAB10 - Publié dans : Livres
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 13:07
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Par SFABE9SOBAB10 - Publié dans : Général
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